Résumé

Françoise Coussot. Les parents de Françoise Coussot sont d'origine italienne arrivés en France en 1920 et à Essonnes vers 1933-35. Elle a été à l'école des Tarterêts, rue Emile Zola. Les classes avaient environ 42 à 45 élèves. Elle en garde le souvenir d'une école très moderne pour l'époque. La rue Emile Zola n'est pratiquement habitée que par les employés de la S.N.C.F et le personnel de Gilardoni. Le confort du logement est minimum mais l'ambiance du quartier est joyeuse et conviviale. Elle parle des "" bois de Gilardoni "" et de tout ce quartier des Tarterêts avant la construction des tours. Son père travaillait à la tuilerie-briqueterie Gilardoni où le travail est particulièrement dur. Il a fait plusieurs postes : charretier pour le transport de la glaise et de la meulière, mais aussi au four dont la température atteint 1200 degrés. De cette chaleur, il faut aller dans la cour pour stocker les tuiles où en hiver la température est souvent négative. En 1969, après avoir travaillé chez Testut elle reprend le commerce de charbon de ses beaux-parents rue d'Angoulême. Elle le tiendra jusqu'en 1978. Elle raconte les "" coulisses"" de ce métier particulièrement dur, surtout pour une femme. Les variétés et les qualités des charbons sont nombreuses, la mise en sac et la livraison sont pénibles et salissants et les journées interminables. Assez rapidement le gaz et le fuel remplacent le charbon, mais d'autres inconvénients apparaissent. Avant 1974, il y avait 7 charbonniers à Corbeil-Essonnes. Avec la récession de 1974 elle décide de se reconvertir dans la graineterie et les fleurs, mais là encore les journées sont bien longues car il faut dès 4 heures le matin aller aux halles plusieurs fois par semaine avant de se rendre aux différents marchés de la région. C'est en 2002 qu'elle prend sa retraite.
Guy Coussot. Toute l'enfance de Guy Coussot a tourné autour du charbon rue d'Angoulême. Bien entendu enfant, il participe très vite au travail de l'entreprise : criblage, remplissage des sacs, chargement sur le camion, livraison. Il apprend à conduire avec son père sur le P45, camion de 5 tonnes avec lequel on fait les livraisons. Il faisait aussi "" la chine "" au dépotoir à Mignon "" à Montconseil où les gens démunis habitaient des cabanes en tôle chauffées par un poêle "" Nous passions tous les jours, et je vois encore les femmes un billet de 5 francs à la main acheter un peu de charbon. ""Sa mère tenait un café rue de Paris et il se souvient de plusieurs souterrains dans les caves des commerçants d'Essonnes. Travaillant à l'extérieur, en rentrant chez lui, bien souvent il assurait la livraison, et ceci parfois bien tard dans la nuit.

Vidéo

Date de l'enregistrement : 16/04/2014
Durée de l'enregistrement : 2h11